| Dimanche 31 Octobre 2004
Françoise et moi arrivons
à Santiago après 20 heures de vol complétés par une
escale de 3 heures à Dallas (le temps de nous faire photographier, et de
laisser les empreintes digitales). Martin patiente avec nous pour attendre le
reste du groupe, Jean et Chantal, Michel, Serge et Jacques Marie, qui arrivent
plus tard en ayant pris des vols plus directs depuis Paris. 6 heures
après, direction Temuco, où nous retrouvons Ivan, qui sera notre
chauffeur, et Alex notre guide. Le soir, nous faisons sous la pluie un tour
rapide de Temuco, avant de rencontrer Hugo Moreno, volcanologue chilien, dans
l'un des quelques rares bars certes ouverts, mais qui ne sert pas d'alcool en
cette veille d'élections.
Lundi 1 Novembre 2004
Après
une bonne nuit, nous quittons l'hôtel sous la pluie (je ne le redirai
plus : il pleuvra toute la journée). Nous faisons un petit tour au
marché mapuche (couvert), avec ses rayons de fruits de mer et
d'artisanat indien, au supermarché (peu exotique) et nous prenons la
route pour le parc de Conguillo. Nous terminons le trajet par une centaine de
kilomètres de pistes plus en moins esquintées par la pluie et non
encore refaites après l'hiver qui se termine à peine.
Après un bref pique-nique à l'entrée du parc puis une
courte balade pour admirer les strates et les ponces, nous continuons à
grimper en voiture sur les coulées de lave pour arriver aux cabanas,
après un nouvel arrêt au bord d'un lac. Nous marchons alors une
heure trente sous une pluie forte et ininterrompue pour aller admirer
l'araucaria madre millenaria. Ce qui permet de jauger les performances de nos
équipements : les moins bien équipés pataugent dans leurs
chaussures remplies d'eau au bout de cinq minutés à peine. Pour
ceux équipés des GoreTex dernier cri, de guêtres, de
chaussures ultra imperméables, ce délai est porté à
trente minutes. Mais le résultat est le même !
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Mardi 2 Novembre
2004
Surprise au
réveil : il a neigé cette nuit malgré la faible altitude
(500m). Les araucarias se détachent magnifiquement dans la neige ; par
contre, nous sommes pessismistes sur la possibilité d'atteindre le
sommet du volcan, à 3125m... Effectivement, le guide de montagne qui
devait nous accompagner ne nous rejoint pas ; nous nous dirigeons en voiture
vers la laguna verde d'où nous démarrons une balade vers un
cône adventif, 400m plus haut.
Ce volcan
est l'un des plus actifs du Chili ; son édifice s'est construit par
accumulation de coulées de lave au milieu d'une caldeira de 6 kms de
diamètre, formée il y a 13200 ans à la suite d'une
éruption de nuées ardentes de 24km3. Ce volcan est rentré
6 fois en éruption depuis 1994 ; en Mai 1994, une fissure sommitale de
500 mètres s'est ouverte, donnant naissance à une série de
fontaines de lave. La fonte d'un glacier a par ailleurs entraîné
la formation de lahars.
Le vent
violent nous rabat de la neige fondue, puis de la glace au fur et à
mesure de notre ascension. Le sol de lappili est recouvert par la neige
tombée cette nuit, qui atteint rapidement une épaisseur de 30cm.
Arrivés au cône, nous ne voyons pas grand chose et surtout pas la
- paraît-il - magnifique couleur rouge de la coulée. Nous faisons
rapidement demi-tour pour rejoindre le bus, déjeuner à la cabana,
et prendre la route pour Pucon que nous atteindrons dans la soirée.
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