| Dimanche 6 Novembre 2005
Nous nous
levons à 5h, avant le lever du soleil, en espérant faire le tour
de l'île avant qu'elle ne soit recouverte par les nuages. Mais le moteur
du bateau en décide autrement, et nous ne démarrons qu'à
10h, sous un soleil ardent, et avec tous les bagages. Des dauphins nous
accompagnent par moment dans notre périple.
Nous
constatons rapidement que le reste de l'île est moins
épargné que la zone sur laquelle nous nous trouvions : les traces
des coulées de lave, des dépôts de cendres et des
nuées ardentes sont évidentes, en particulier au
débouché des quatre vallées qui entaillent le volcan.
Nous
apercevons à cinquante kilomètres d'ici le volcan de Bam,
surmonté par un panache élevé. Nous prenons la direction
de l'îlot de Boisa, cratère avancé du volcan de Manam. Ce
volcan de 2km sur 2 environ, non daté, sans activité dans
l'époque historique, culmine à 240m. Il abrite 800 personnes
réparties dans cinq villages. Les falaises rendent délicats les
rares accès pour les bateaux.
Dès
notre débarquement, nous sommes conduits par des villageois qui portent
nos bagages vers la maison du chef, où nous sommes invités
à faire notre campement. Après notre installation, nous prenons
notre déjeuner dans une maison commune dont nous apprendrons (trop tard)
qu'elle est normalement interdite aux femmes, et qu'aucun aliment qui entre ne
doit en ressortir. Nous allons ensuite admirer au milieu d'une nuée de
gamins les fonds coraliens, hélas pollués par la civilisation et
ses boîtes de conserves ; heureusement que les sachets de plastique sont
inconnus ici ! Après un repas préparé par les villageois,
nous allons observer depuis un promontoire l'activité du volcan,
hélas endormi.
Lundi 7 Novembre
2005
La
matinée est pluvieuse ; nous faisons le tour des cinq villages,
répartis entre deux chefs.
Nous
apprendrons plus tard que des désaccords entre eux ont conduit le
gouvernement à ne pas équiper d'un moteur l'embarcation dont ils
ont été dotés... De nombreuses personnes sont atteintes de
maladie de peau, de conjonctivite et de malaria pour certaines d'entre elles.
Le médecin n'est pas repassé sur l'île depuis le mois de
Mars. Nous nous dirigeons ensuite vers le cratère qui domine l'île
; de nombreux enfants participent aux travaux des jardins, alors que
l'école du village est déserte. En fait l'instituteur a
quitté l'île lors de l'évacuation il y a un an et n'est pas
revenu depuis...
Après
une partie de cartes endiablée organisée par Gisèle, nous
allons nous baigner au calme, les enfants étant consignés sur le
rivage par leurs parents.
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