| Mardi 25 Octobre 2005
Départ
de Paris le 23 Octobre à 12h25 ; arrivée à Rabaul le 25
Octobre à 10h40, heure locale. La longue escale de Singapour nous a
permis la visite de la ville et de son aéroport, remarquablement
organisé... ça change de Roissy !
Un panache de
cendres émergeant des nuages gris nous accueille à
l'aéroport de Kopoco. Nous nous dirigeons aussitôt vers sa source,
le volcan Tavurvur situé près de Rabaul. A l'approche de la
ville, le paysage est uniformément gris ; une couche de cendres recouvre
tout, atteignant parfois plusieurs mètres lorsque la route croise une
vallée où s'écoulent par temps de pluie des torrents de
boue. Nous déposons nos bagages dans un hôtel qui fut visiblement
un haut lieu touristique fréquenté par des adeptes de
plongée sous-marine, alors situé au milieu d'un quartier
résidentiel. Aujourd'hui, nous sommes pratiquement les seuls clients de
cet établissement isolé dans ce paysage de cendres ayant
résisté à l'éruption de 1994, ses
propriétaires étant revenus aussitôt après
l'évacuation pour balayer les cendres qui s'accumulaient sur la toiture
avant que le bâtiment ne s'écroule sous leur poids, comme toutes
les maisons voisines.
Nous partons
aussitôt pour le pied du volcan, en suivant une piste de cendres et de
scories d'où émerge parfois l'ancienne chaussée de
macadam. Le pick-up nous dépose sur le rivage, à proximité
de sources chaudes bouillonnant dans la mer. Toutes les 10 minutes environ, une
éruption du Tavurvur se traduit par un panache de 500 mètres
environ, avec son bruit de réacteur d'avion et ses retombées de
cendres et de scories.
Plus nous
approchons du cône, plus nous découvrons des bombes volcaniques,
ainsi que les palmiers décapités lors de leur chute. La
tombée de la nuit permet d'admirer sous forme de feu d'artifice rouge la
trajectoire de ces nombreux projectiles.
Je vous
propose une page consacrée à l'activité des volcans de la
caldeira de Rabaul.
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